Il manque à Manuel Valls deux conditions pour réussir : une autre conjoncture… et un autre président !
L’institution du quinquennat ayant placé le chef de l’État en première ligne, celui du gouvernement a progressivement perdu la fonction de fusible que la Constitution gaullienne lui assignait. C’est un avantage pour les ambitieux, qui peuvent ainsi se constituer un matelas de popularité personnelle sans craindre de devoir “sauter” quand le président a besoin de se refaire une santé…
L’ennui est qu’avec un François Hollande descendu sous la barre des 20 % d’opinions favorables, l’actuel premier ministre est comme aspiré par le maelström d’impopularité qui engloutit l’Élysée ! Au point qu’on peut se demander si Manuel Valls ne se prend pas à espérer que le chef de l’État lui serve un jour de fusible… Ce qui serait le monde à l’envers !
Lisez l’enquête que nous consacrons cette semaine au « pschitt » qu’a constitué son premier trimestre d’action : si Manuel Valls n’est évidemment pas responsable de tout — à commencer par l’inquiétante spirale déflationniste —, il n’est pas douteux qu’en politique intérieure, sa principale faiblesse s’appelle… François Hollande !
Le premier ministre peut bien jouer le “garde du corps”, nul n’est dupe de sa posture, comme le souligne Raphaël Stainville, qui rappelle la filiation politique entre Manuel Valls et Michel Rocard. À vouloir se mesurer avec François Mitterrand, Rocard, certes, avait échoué… Mais qui oserait comparer Hollande à Mitterrand ?
mardi 9 juin 2015
lundi 27 avril 2015
Le L-39 : une success-story
C'est le rêve de tout passionné d'avion de chasse, et je l'ai réalisé le mois dernier : j'ai fait un vol en avion de chasse, et découvert ce qu'on ressentait avec 5G. Mon vol a eu lieu à Rennes, à bord d'un Fouga Magister. Evidemment, j'aurais préféré le faire à bord d'un autre appareil. Le Fouga n'a pas une « gueule d'atmosphère », si l'on peut dire. Cet ancien appareil d'entraînement ne présente pas les lignes agressives d'un avion de combat (cela dit, il offre de bonnes sensations, et j'avoue avoir eu la nausée avant la fin de la voltige aérienne). Ce que j'aurais aimé par dessus-tout, c'est réaliser mon vol à bord d'un Aero L-39 Albatros. Le choix n'aurait pas été très patriotique (l'appareil est d'origine tchécoslovaque), mais que voulez-vous, c'est l'appareil qui m'a fait rêver durant mon enfance.
Le L39 a une histoire curieuse. Après sa création dans la période qui suivit immédiatement la Première Guerre mondiale, la Tchécoslovaquie mit très vite sur pied une importante industrie aéronautique (dont une partie existe encore aujourd'hui). L'URSS contrôlant le pays dès la fin des années 1940, les Tchèques construisirent un certain nombre d'appareils russes comme le MiG-15. Lorsque le contrôle soviétique disparut en 1989, l'industrie aéronautique tchécoslovaque continua de fabriquer plusieurs types d'avion importants. En 1993, à la création de la République Tchèque, l'une des firmes les plus importantes était Aero Vodochody, et était spécialisée depuis de nombreuses années dans la conception et la production d'avions d'entraînement et d'appareils d'attaque légers à réaction. L'un des avions les plus réussis au monde dans ces deux spécialités fut ainsi l'Aero L-39 Albatros, développé en tant que successeur naturel de l'Aero L-29 Delfin (Dauphin) des années 1960, mais capable de répondre à des programmes de formation bien plus étendus tout en offrant une réelle capacité d'appui tactique léger. Le premier L-39 vola en novembre 1968 et le premier type d'avion-école de série fut le L-39C mis en service dans la force aérienne tchécoslovaque en 1974 après une refonte partielle du type L-39 original. Le L-39 fut naturellement largement utilisé par la force aérienne soviétique (2080 exemplaires) et divers autres pays du Pacte de Varsovie ainsi que par d'autres pays dans le monde appartenant à la sphère d'influence soviétique. Le développement du type mena au milieu des années 1970 au L-39L remorqueur de cibles, au L-39ZA d'attaque au sol et de reconnaissance. Cette dernière version pouvait recevoir sous le fuselage une nacelle détachable armée de canons. D'autres améliorations entreprises après 1989 donnèrent le L-39MS modernisé et plus puissant et, de la, une nouvelle génération L-59. Cette version vola en septembre 1986 et le premier L-59 de série fut livré à l'Égypte en 1993. Ce type fut encore développé sous la forme du L-159 spécialisé dans 1'appui tactique léger, dérivé entièrement « occidentalisé » et doté d'un réacteur à double flux Allied-Signal (Honeywell) F124 américain et d'une avionique occidentale. La production totale du L-39 fut au moins de 2854 appareils plus cinq L-39MS et 60 L-59. On est loin des Rafale de Dassault, qui ont mis presque 30 ans pour se vendre à 24 exemplaires ! Je pensais que ce vol en avion de chasse allait calmer ma passion aéronautique, mais il l'a au contraire fait renaître de ses cendres. Je pense d'ailleurs remonter un jour ou l'autre dans le ciel pour ressentir à nouveau les joies (et la terreur) de la haute voltige. Source : Avion de Chasse
Quel est le programme d'Hillary Clinton ?
Hillary Clinton a annoncé sa candidature pour la présidence américaine mais n’a aucun programme. Le cas de l’Amérique n’est pas exceptionnel. La plupart des grandes démocraties sont aussi démunies, en voici les 4 raisons principales.
Le cas d’Hillary Clinton est spectaculaire. Barack Obama avait déjà été élu sur un programme réduit à une peau de chagrin sur le social mais dans les faits, il a conduit la même politique monétaire que les républicains et la même politique étrangère, prudente et essentiellement au service non pas de la liberté mais des intérêts économiques américains. Hillary Clinton n’a rien produit comme projet, comme mesure, comme ambition. Elle s’engage les mains nues et les poches vides.
La France n’est pas mieux. François Hollande a été élu sur un programme impossible à réaliser. Donc il n’a pas tenu ses promesses, ce qui lui vaut les pires ennuis maintenant.
L'opposition de droite est quasiment dans le même cas. Nicolas Sarkozy sera certainement le candidat de l’alternance mais on ne sait pas avec quel programme économique, quel programme de politique étrangère. Le seul dossier sur lequel les candidats nous donnent quelques indications portent sur les questions de société et d’immigration.
La Grande-Bretagne est dans la même situation, il y a peu de différences entre ce que proposent les conservateurs et les travaillistes.
Le système d’économie de marché s’est imposé au monde entier. A part la Corée du Nord et Cuba, tous les autres pays du monde, y compris la Chine, ont adopté les systèmes d’économie de marché. C'est la confrontation entre l’offre et la demande qui établit les grands équilibres et optimise les intérêts de tous.
L’économie de marché fonctionne à la concurrence entre les agents économiques. Il y a des frictions, des blocages, des régulations brutales mais le système de base est un système de concurrence. Le système de production de richesse ne fait pas débat. Il peut y avoir débat sur le système de redistribution de richesse mais à la marge.
Les raisons pour lesquelles les grandes démocraties sont en panne de programme sont très simples. Il y en a 4 grandes au moins.
Tout d'abord, le périmètre d’action de l’Etat s’est considérablement réduit. La mondialisation, la surpuissance des entreprises globales a progressivement réduit le domaine de la souveraineté nationale.
Ensuite, les Etats souverains se sont regroupés dans des ensembles plus vastes qui produisent leurs propres règles, dans des conditions démocratiques qui ne sont pas toujours transparentes. Tout le problème de l’Europe est là. L’impression d’avoir une gouvernance technocratique alors que tout est fait par délégation de pouvoir des Etats.
Et puis, il existe une prolifération d’organisations non gouvernementales (ONG) et des fondations qui exercent des missions de service public et qui ne sont pas ou peu contrôlées par un pouvoir politique.
Enfin, les responsables politiques n’ont plus les moyens d’acheter des voix en promettant monts et merveilles. Il y a encore 10, ans, la croissance mécanique des économies offrait de quoi payer les promesses et les factures. Aujourd’hui, ce clientélisme n’est plus possible. La démocratie doit découvrir d’autres ressorts.
La politique du droit d'asile dans l'impasse
Selon les sages, les demandes ont explosé et représentent une nouvelle filière d'immigration dont le coût total avoisine les 2 milliards d’euros par an.
"La politique d'asile est au bord de l'embolie." La phrase est tirée d'un rapport confidentiel de la Cour des comptes, révélé par le Figaro. Il ne s'agit que d'un "rapport d'étape" mais les avertissements au gouvernement sont très clairs. L'asile politique en France est "insoutenable à court terme."
D'abord parce qu'il représente une nouvelle filière massive d'immigration. "Les raisons de cette situation dégradée, dont le constat est unanimement partagé, sont multiples" explique le rapport. "Une hausse de la demande d'asile jusqu'en 2013 pour atteindre 66.251 dossiers déposés, les délais de la procédure qui s'élèvent à deux ans environ et une concentration des demandes sur certains territoires, en particulier l'Ile-de-France." Surtout, 75 % des demandes sont rejetées en moyenne. "La majorité des demandes d'asile adressées à la France est donc a posteriori infondée." Les déboutés sont censés quitter le territoire mais seul 1 % d'entre eux quitte effectivement l'hexagone.
Surtout le coût lié à ces demandes a explosé : 990 millions d'euros en 2013 contre 626 millions en 2009 pour les demandeurs d'asile et autant pour ceux qui sont déboutés. Résultat : 2 milliards d'euros y son consacrés chaque année.
Le gouvernement a bien tenté de trouver la parade grâce à une nouvelle loi mais les nouveaux critères pour obtenir l'asile risquent justement de rallonger le temps des demandes, ce qui serait d'autant plus couteux pour l'Etat. "Plus l'instruction est lente, plus l'éloignement est difficile à cause de l'intégration de certains demandeurs et de la scolarisation de leurs enfants" explique le rapport. Le gouvernement doit désormais trouver la bonne solution, s'il ne veut pas que son budget ne dérape.
lundi 2 mars 2015
Les dauphins : des bêtes impressionnantes, vues de (très) près !
Un voyage aux Maldives, c'est toujours une expérience sympathique. Mais lorsqu'on a l'occasion, comme je l'ai eue, de nager avec des dauphins lors de son séjour, c'est une sacrée cerise sur le gâteau ! Retour d'expérience sur cette cerise que je ne suis pas près d'oublier.
D'abord, une précision : cette expérience n'a pas eu lieu en pleine mer. Elle s'est effectuée dans un bassin semi-naturel, c'est-à-dire en lien avec la mer, mais pas avec des dauphins sauvages. Ces derniers apprécient peu de nager avec l'homme. Au bord de ce bassin dépassaient trois têtes hors de l'eau, avec leurs gueules ouvertes qui semblent toujours sourire. C'étaient les dauphins qui allaient nous accompagner.
Après avoir revêtu une combinaison en néoprène, nous les avons donc rejoints dans l'eau. Et là, première surprise : ils sont plus grands que ce qu'on imagine. Quand on les voit en photos, on les trouve majestueux. Quand on les observe de la terre ferme, depuis le ponton du bassin, on les trouve désopilants. Mais quand on se retrouve dans l'eau... c'est une toute autre affaire ! On prend conscience que malgré leur sourire béant et leur caquetage, ils pèsent chacun plus de 200 kilos et sont dans leur élément naturel ! La sensation doit être assez comparable à celle qu'on éprouve en entrant dans la cage d'un ours apprivoisé. L'animal est mignon, mais il pourrait également vous déchiqueter en quelques secondes.
Vous vous dites alors que les dauphins sont des êtres pacifiques. Voire... Il paraît que les requins les craignent, parce qu'ils peuvent les tuer, simplement en fonçant tête baissée dans leur flanc ! Vous répondez alors qu'ils ne le font alors que pour se défendre. Pas si sûr... Car le contact avec leur peau est pour le moins étonnante. On s'attend à une peau satinée, glissante même, mais c'est plutôt une surface rude qu'on a sous les doigts, pleine de cicatrices : ces estafilades sont des « griffures » provoquées par leurs congénères lors des conflits. Ces griffures sont si nombreuses chez les individus les plus vieux que l'avant de leur corps est uniformément blanc !
Evidemment, c'est une merveilleuse aventure à vivre, et que je vous recommande vivement. Mais si vous avez par exemple peur des chevaux, ou des vaches, ou des animaux imposants en général, mieux vaut l'éviter. Un des participants a abandonné au bout de quelques minutes pour regagner le bord du bassin : lui aussi n'avait pas imaginé que les dauphins étaient aussi impressionnants, une fois qu'on est dans leur élément !
Et pour conclure, voilà une petite adresse. Les Maldives n'étant pas forcément accessibles à tous, je vous ai dégoté un site proposant cette activité prodigieuse en France, suivez le lien pour en savoir plus et réserver votre journée pour nager avec les dauphins.
Apparemment les français vont mieux
Le moral des ménages français s'est amélioré en février, gagnant deux points par rapport à janvier. Le chiffre retrouve ainsi son plus haut niveau depuis mai 2012, a annoncé mercredi l'Institut national de la statistique et des études économiques. L'indicateur synthétisant la confiance des ménages s'est établi à 92 en février, après 90 en janvier, mais est resté en deçà de sa moyenne depuis 1987 (100), a précisé l'Insee dans un communiqué.
L'amélioration de l'indicateur tient notamment au fait qu'une proportion moindre des ménages considère que le chômage va augmenter (- 2 points après - 4 points en janvier). L'opinion des ménages sur leur situation financière passée et future s'est également légèrement améliorée en février (+ 2 points). Ils sont plus nombreux à juger opportun de faire des achats importants (+ 3 points) par rapport au mois précédent. Ce niveau n'avait plus été vu depuis octobre 2007 et se rapproche de ses niveaux habituels.
Les craintes des ménages pour l'avenir se lisent souvent dans le sentiment qu'il leur faut mettre de l'argent de côté : or, une amélioration de cet indicateur est perceptible en février (- 2 points). Globalement en février, les ménages perçoivent le niveau de vie passé comme s'étant amélioré en France (+ 5 points), après trois mois de stabilité. Leur opinion sur le niveau de vie futur, en hausse pour le quatrième mois consécutif (+ 4 points en février), atteint son meilleur niveau depuis juin 2012. Mais ces deux soldes restent nettement inférieurs à leur moyenne de longue période.
La réalité de la très faible inflation actuelle n'échappe pas aux Français, moins nombreux à considérer que les prix ont augmenté en février (- 2 points, son plus bas niveau depuis fin 1999). Les ménages, toutefois, restent presque aussi nombreux en février qu'en janvier (+ 1 point) à anticiper une augmentation des prix à l'avenir.
Il faut développer les OGM
Le choix politicien d’interdire les PGM en France est préjudiciable à l’agriculture, à l’industrie semencière nationale et, au-delà, à l’économie française en panne de croissance. A-t-on mesuré les conséquences pour l’industrie française des semences (premier exportateur mondial pour les grandes cultures), privée d’innovation technologique et d’un marché en pleine expansion??
La situation de la recherche agronomique publique est toute aussi consternante.
Il est absurde d’envisager une agriculture durable ou « agro-écologique » sans l’apport de l’amélioration génétique des plantes et de la transgénèse qui ouvrent d’immenses opportunités.
Après l’échec du plan Ecophyto, pourquoi se priver des PGM qui peuvent contribuer à atteindre le nouvel objectif fixé par le gouvernement pour réduire la consommation de pesticides?? Peut-on accepter que l’INRA, deuxième institut de recherche agronomique au monde, rejette une technologie innovante comme la transgénèse pour créer de nouvelles variétés répondant aux besoins des agriculteurs et reste muette dans la vive controverse sur les OGM??
Qui s’intéresse aux conséquences économiques de cette interdiction des PGM en termes de manque à gagner pour l’agriculture, d’emplois qualifiés, de bénéfices environnementaux, d’investissements en technologies du futur pour répondre aux défis alimentaires, énergétiques et environnementaux??
Qui a chiffré les dépenses publiques et privées engagées depuis vingt ans sur les PGM… pour ne rien faire??
Il est urgent de mettre un terme aux mensonges et aux turpitudes politiciennes, de parler un langage de vérité sur l’agriculture française et sur les biotechnologies végétales et de restaurer la liberté de choix pour les agriculteurs.
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