Qui n'a jamais rêvé d'avoir les mêmes griffes que Wolverine? Dans la fiction, ce soldat immortel créé par l'armée a en effet 3 griffes rétractables en adamantium à chaque main. Pour vous sentir aussi puissant que le personnage de Marvel, la société Advancer Technologies vous propose de les faire vous-mêmes à la maison, avec l'aide d'une imprimante 3D.
Dans le tutoriel ci-dessus, son fondateur Brian Kaminski montre comment fabriquer vos propres griffes bioniques. Le procédé requiert l'usage de MyoWare, un capteur musculaire élaboré par cette entreprise spécialisée en sciences appliquées, qui développe des technologies transformatrices.
L'installation du capteur sur le bras est facile et rapide. Ce dernier permet de sortir ses griffes simplement en fléchissant le muscle de l'avant-bras. L'engin possède même un système de verrouillage: pour que les griffes restent dehors, il faut fléchir le bras pendant deux secondes entières, et répéter ensuite l'action afin de les rentrer.
Advancer Technologies a récemment lancé une campagne sur le site de crowdfunding Kickstarter, sur lequelle il est notamment possible de se procurer le capteur musculaire. Sur les 10.000 dollars (9.165 euros) demandés, 16.795 (15.392 euros) ont été récoltés à l'heure où nous publions.
La société explique être en partenariat avec l'organisme à but non lucratif Limbitless Solutions, qui utilise la fabrication additive pour permettre aux handicapés d'obtenir des membres bioniques gratuitement. À chaque fois que cinq bailleurs de fonds participeront au financement du projet à hauteur de 25 dollars (22.91 euros) ou plus, un capteur MyoWare leur sera distribué.
La mission? Fabriquer des prothèses et les offrir ensemble à des enfants amputés à travers le monde.
lundi 6 juillet 2015
mardi 9 juin 2015
Employé échaudé craint le challenge
Challenge commercial. Deux mots qui peuvent prendre de nombreuses significations et nuances, selon l'entreprise dans lequel ils sont prononcés. Au fil des années, j'ai travaillé pour tellement d'entreprises qui n'y connaissaient rien en management que j'en ai perdu le compte. Dans ces boîtes qui ont oublié d'évoluer, on demandait aux employés de tout donner lors de challenges commerciaux, sans la moindre récompense à la clef ou presque. L'employeur demandait donc de tout donner pendant une semaine, plusieurs, ou même des mois, pour acquérir au final un pauvre panier garni. De quoi démotiver la force de vente la plus loyale. L'entreprise pour laquelle je travaille aujourd'hui a heureusement un peu plus de perspicacité dans le domaine. Quand elle met en place un challenge commercial, elle s'assure en premier lieu que la récompense est à la hauteur de l'effort. Et, comme vous vous en doutez (sauf si vous êtes le patron d'une des boîtes susmentionnées), cela change radicalement la donne. C'est avec impatience que chacun y accueille les nouveaux challenges, et chacun se donne à 200 % pour rafler la mise. Tout travail mérite salaire, mais tout surcroît de travail mérite également quelque chose de plus. C'est ainsi que j'ai gagné, l'année dernière, une tablette numérique, des Wonderbox (que je déconseille, au passage ; cette expérience fera l'objet d'un prochain billet)... Le mois dernier, j'ai même décroché le gros lot : un voyage d'une semaine au Pérou. Une destination que je n'aurais sans doute jamais choisi de moi-même, mais qui a pourtant donné lieu à un magnifique voyage. Si je redoutais d'être atterré par les activités prévues sur place (vous savez, comme ces chasses au trésor qu'on doit faire entre collègues, et où on a l'impression de revenir en colonie de vacances), j'ai vite oublié mes craintes une fois sur place. La DRH avait, cette fois encore, eu l'intelligence de faire appel à une agence spécialisée qui nous a proposé un voyage authentique et sur-mesure. Si le programme s'est révélé vraiment chargé (c'était loin d'être reposant), nous avons cependant vu une quantité incroyable de monuments, et le plaisir était vraiment au rendez-vous. Mon entreprise a tout gagné, sur ce coup-là : elle a non seulement su faire plaisir à ses forces de vente en leur fournissant un voyage inoubliable, mais a également contribué à resserrer les liens entre chaque employé présent. Les bénéfices de ce rapprochement se sentent au quotidien, depuis notre retour : la communication est plus fluide, l'atmosphère est plus détendue, les tensions s'évacuent d'autant mieux que les employés ne sont plus des étrangers les uns pour les autres. Quand je vois les qualités managériales dont fait preuve mon entreprise, je me dis que je suis finalement arrivé à destination. Je ne pourrais plus retourner en arrière et travailler pour une des entreprises par lesquelles je suis passé. Je vous laisse le lien vers l’Agence Stimulation Commerciale qui fait toutes nos opérations – suivez le lien pour leur contact.
Qui est Mr 5%
Comment imaginer qu’un président puisse se maintenir sans dommage pour la fonction, avec près de 95% des électeurs… contre lui !
On a beau dire que les idées mènent le monde, revenir aux chiffres n’est pas sans intérêt pour mesurer leur impact dans l’opinion. C’est pourquoi j'ai choisi cette semaine de ne pas me payer de mots sur la situation critique que traverse le pouvoir : seuls 5,69 % des électeurs inscrits se sont reconnus, dimanche, dans la liste soutenant l’action du président de la République ! C’est ce qui s’appelle un plébiscite à l’envers.
Certes, l’UMP n’est guère flambarde et commence à comprendre que les municipales n’auront été qu’une éclaircie dans le ciel plombé de ses divisions, avec l’arrivée du cyclone Bygmalion…
Mais comme c’est la gauche qui, jusqu’à nouvel ordre, occupe l’Élysée et domine le Parlement, comme c’est elle qui définit la politique de la France et comme c’est François Hollande qui l’incarne aux yeux du monde, on ne peut que s’inquiéter pour son autorité — inséparable, malheureusement, de celle de la France…
Si 94,31 % des Français en âge de voter ne soutiennent plus ce président ni a fortiori son parti, c’est que lui-même, hélas, n’incarne plus la fonction. À l’élection présidentielle de 1965, le général de Gaulle, qui savait ce que le mot légitimité veut dire, avait songé à démissionner parce qu’il n’avait pas été désigné dès le premier tour… L’élection, certes, n’était pas la même. Mais l’idée qu’on se fait de la légitimité ne varie pas avec les types de scrutin. Encore moins avec les époques. Elle a d’abord à voir avec l’honneur.
L'impossible mission de Valls
Il manque à Manuel Valls deux conditions pour réussir : une autre conjoncture… et un autre président !
L’institution du quinquennat ayant placé le chef de l’État en première ligne, celui du gouvernement a progressivement perdu la fonction de fusible que la Constitution gaullienne lui assignait. C’est un avantage pour les ambitieux, qui peuvent ainsi se constituer un matelas de popularité personnelle sans craindre de devoir “sauter” quand le président a besoin de se refaire une santé…
L’ennui est qu’avec un François Hollande descendu sous la barre des 20 % d’opinions favorables, l’actuel premier ministre est comme aspiré par le maelström d’impopularité qui engloutit l’Élysée ! Au point qu’on peut se demander si Manuel Valls ne se prend pas à espérer que le chef de l’État lui serve un jour de fusible… Ce qui serait le monde à l’envers !
Lisez l’enquête que nous consacrons cette semaine au « pschitt » qu’a constitué son premier trimestre d’action : si Manuel Valls n’est évidemment pas responsable de tout — à commencer par l’inquiétante spirale déflationniste —, il n’est pas douteux qu’en politique intérieure, sa principale faiblesse s’appelle… François Hollande !
Le premier ministre peut bien jouer le “garde du corps”, nul n’est dupe de sa posture, comme le souligne Raphaël Stainville, qui rappelle la filiation politique entre Manuel Valls et Michel Rocard. À vouloir se mesurer avec François Mitterrand, Rocard, certes, avait échoué… Mais qui oserait comparer Hollande à Mitterrand ?
lundi 27 avril 2015
Le L-39 : une success-story
C'est le rêve de tout passionné d'avion de chasse, et je l'ai réalisé le mois dernier : j'ai fait un vol en avion de chasse, et découvert ce qu'on ressentait avec 5G. Mon vol a eu lieu à Rennes, à bord d'un Fouga Magister. Evidemment, j'aurais préféré le faire à bord d'un autre appareil. Le Fouga n'a pas une « gueule d'atmosphère », si l'on peut dire. Cet ancien appareil d'entraînement ne présente pas les lignes agressives d'un avion de combat (cela dit, il offre de bonnes sensations, et j'avoue avoir eu la nausée avant la fin de la voltige aérienne). Ce que j'aurais aimé par dessus-tout, c'est réaliser mon vol à bord d'un Aero L-39 Albatros. Le choix n'aurait pas été très patriotique (l'appareil est d'origine tchécoslovaque), mais que voulez-vous, c'est l'appareil qui m'a fait rêver durant mon enfance.
Le L39 a une histoire curieuse. Après sa création dans la période qui suivit immédiatement la Première Guerre mondiale, la Tchécoslovaquie mit très vite sur pied une importante industrie aéronautique (dont une partie existe encore aujourd'hui). L'URSS contrôlant le pays dès la fin des années 1940, les Tchèques construisirent un certain nombre d'appareils russes comme le MiG-15. Lorsque le contrôle soviétique disparut en 1989, l'industrie aéronautique tchécoslovaque continua de fabriquer plusieurs types d'avion importants. En 1993, à la création de la République Tchèque, l'une des firmes les plus importantes était Aero Vodochody, et était spécialisée depuis de nombreuses années dans la conception et la production d'avions d'entraînement et d'appareils d'attaque légers à réaction. L'un des avions les plus réussis au monde dans ces deux spécialités fut ainsi l'Aero L-39 Albatros, développé en tant que successeur naturel de l'Aero L-29 Delfin (Dauphin) des années 1960, mais capable de répondre à des programmes de formation bien plus étendus tout en offrant une réelle capacité d'appui tactique léger. Le premier L-39 vola en novembre 1968 et le premier type d'avion-école de série fut le L-39C mis en service dans la force aérienne tchécoslovaque en 1974 après une refonte partielle du type L-39 original. Le L-39 fut naturellement largement utilisé par la force aérienne soviétique (2080 exemplaires) et divers autres pays du Pacte de Varsovie ainsi que par d'autres pays dans le monde appartenant à la sphère d'influence soviétique. Le développement du type mena au milieu des années 1970 au L-39L remorqueur de cibles, au L-39ZA d'attaque au sol et de reconnaissance. Cette dernière version pouvait recevoir sous le fuselage une nacelle détachable armée de canons. D'autres améliorations entreprises après 1989 donnèrent le L-39MS modernisé et plus puissant et, de la, une nouvelle génération L-59. Cette version vola en septembre 1986 et le premier L-59 de série fut livré à l'Égypte en 1993. Ce type fut encore développé sous la forme du L-159 spécialisé dans 1'appui tactique léger, dérivé entièrement « occidentalisé » et doté d'un réacteur à double flux Allied-Signal (Honeywell) F124 américain et d'une avionique occidentale. La production totale du L-39 fut au moins de 2854 appareils plus cinq L-39MS et 60 L-59. On est loin des Rafale de Dassault, qui ont mis presque 30 ans pour se vendre à 24 exemplaires ! Je pensais que ce vol en avion de chasse allait calmer ma passion aéronautique, mais il l'a au contraire fait renaître de ses cendres. Je pense d'ailleurs remonter un jour ou l'autre dans le ciel pour ressentir à nouveau les joies (et la terreur) de la haute voltige. Source : Avion de Chasse
Quel est le programme d'Hillary Clinton ?
Hillary Clinton a annoncé sa candidature pour la présidence américaine mais n’a aucun programme. Le cas de l’Amérique n’est pas exceptionnel. La plupart des grandes démocraties sont aussi démunies, en voici les 4 raisons principales.
Le cas d’Hillary Clinton est spectaculaire. Barack Obama avait déjà été élu sur un programme réduit à une peau de chagrin sur le social mais dans les faits, il a conduit la même politique monétaire que les républicains et la même politique étrangère, prudente et essentiellement au service non pas de la liberté mais des intérêts économiques américains. Hillary Clinton n’a rien produit comme projet, comme mesure, comme ambition. Elle s’engage les mains nues et les poches vides.
La France n’est pas mieux. François Hollande a été élu sur un programme impossible à réaliser. Donc il n’a pas tenu ses promesses, ce qui lui vaut les pires ennuis maintenant.
L'opposition de droite est quasiment dans le même cas. Nicolas Sarkozy sera certainement le candidat de l’alternance mais on ne sait pas avec quel programme économique, quel programme de politique étrangère. Le seul dossier sur lequel les candidats nous donnent quelques indications portent sur les questions de société et d’immigration.
La Grande-Bretagne est dans la même situation, il y a peu de différences entre ce que proposent les conservateurs et les travaillistes.
Le système d’économie de marché s’est imposé au monde entier. A part la Corée du Nord et Cuba, tous les autres pays du monde, y compris la Chine, ont adopté les systèmes d’économie de marché. C'est la confrontation entre l’offre et la demande qui établit les grands équilibres et optimise les intérêts de tous.
L’économie de marché fonctionne à la concurrence entre les agents économiques. Il y a des frictions, des blocages, des régulations brutales mais le système de base est un système de concurrence. Le système de production de richesse ne fait pas débat. Il peut y avoir débat sur le système de redistribution de richesse mais à la marge.
Les raisons pour lesquelles les grandes démocraties sont en panne de programme sont très simples. Il y en a 4 grandes au moins.
Tout d'abord, le périmètre d’action de l’Etat s’est considérablement réduit. La mondialisation, la surpuissance des entreprises globales a progressivement réduit le domaine de la souveraineté nationale.
Ensuite, les Etats souverains se sont regroupés dans des ensembles plus vastes qui produisent leurs propres règles, dans des conditions démocratiques qui ne sont pas toujours transparentes. Tout le problème de l’Europe est là. L’impression d’avoir une gouvernance technocratique alors que tout est fait par délégation de pouvoir des Etats.
Et puis, il existe une prolifération d’organisations non gouvernementales (ONG) et des fondations qui exercent des missions de service public et qui ne sont pas ou peu contrôlées par un pouvoir politique.
Enfin, les responsables politiques n’ont plus les moyens d’acheter des voix en promettant monts et merveilles. Il y a encore 10, ans, la croissance mécanique des économies offrait de quoi payer les promesses et les factures. Aujourd’hui, ce clientélisme n’est plus possible. La démocratie doit découvrir d’autres ressorts.
La politique du droit d'asile dans l'impasse
Selon les sages, les demandes ont explosé et représentent une nouvelle filière d'immigration dont le coût total avoisine les 2 milliards d’euros par an.
"La politique d'asile est au bord de l'embolie." La phrase est tirée d'un rapport confidentiel de la Cour des comptes, révélé par le Figaro. Il ne s'agit que d'un "rapport d'étape" mais les avertissements au gouvernement sont très clairs. L'asile politique en France est "insoutenable à court terme."
D'abord parce qu'il représente une nouvelle filière massive d'immigration. "Les raisons de cette situation dégradée, dont le constat est unanimement partagé, sont multiples" explique le rapport. "Une hausse de la demande d'asile jusqu'en 2013 pour atteindre 66.251 dossiers déposés, les délais de la procédure qui s'élèvent à deux ans environ et une concentration des demandes sur certains territoires, en particulier l'Ile-de-France." Surtout, 75 % des demandes sont rejetées en moyenne. "La majorité des demandes d'asile adressées à la France est donc a posteriori infondée." Les déboutés sont censés quitter le territoire mais seul 1 % d'entre eux quitte effectivement l'hexagone.
Surtout le coût lié à ces demandes a explosé : 990 millions d'euros en 2013 contre 626 millions en 2009 pour les demandeurs d'asile et autant pour ceux qui sont déboutés. Résultat : 2 milliards d'euros y son consacrés chaque année.
Le gouvernement a bien tenté de trouver la parade grâce à une nouvelle loi mais les nouveaux critères pour obtenir l'asile risquent justement de rallonger le temps des demandes, ce qui serait d'autant plus couteux pour l'Etat. "Plus l'instruction est lente, plus l'éloignement est difficile à cause de l'intégration de certains demandeurs et de la scolarisation de leurs enfants" explique le rapport. Le gouvernement doit désormais trouver la bonne solution, s'il ne veut pas que son budget ne dérape.
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