mardi 3 novembre 2015

La Russie est trop aggressive

Les autorités de L'Otan affirment que la Russie collecte des données sur la Marine de l'Otan dans l'Atlantique, la Baltique, la Méditerranée et la mer Noire en appliquant des méthodes pouvant être considérées comme agressives. "La Fédération russe observe et collecte probablement des informations sur les unités navales de l'Otan dans la Baltique, l'Atlantique, la Méditerranée et la mer Noire, en usant de méthodes qui peuvent être considérées comme téméraires voire même parfois agressives ", a confié à la RTBF le Commandant suprême adjoint des forces alliées en Europe, le général britannique Adrian Bradshaw. Cette accusation est une réponse aux militaires américains qui ont diffusé les images d'un avion bombardier Su-24 russe survolant l'un de leurs destroyers à basse altitude dans la mer Noire fin mai. C'est ce geste-là qui est perçu comme agressif de la part de la Russie. Comme l'a annoncé à plusieurs reprises le ministère de la Défense russe, ces deux dernières années, l'intensité de l'entraînement militaire près des frontières de la Russie s'est considérablement accrue. En même temps, il est facile de s'apercevoir que l'ennemi fictif est la Russie, contre laquelle les alliés luttent lors d'exercices. Ainsi, l'Otan lance le plus grand exercice militaire depuis la fin de la Guerre froide, dénommé "Trident Juncture". "Nous devons renforcer leur démarche à l'approche d'une crise de haute intensité", a déclaré le commandant suprême allié pour la Transformation (Cact), le général Jean-Paul Paloméros, en référence aux forces navales de l'Alliance. Environ 150 Marines (fusiliers marins américains) et trois avions à rotors basculants Osprey seront déployés sur le porte-hélicoptères britannique Océan en Méditerranée, a rapporté le journal britannique Times. En outre, les marins américains seront stationnés sur des navires espagnols, français, italiens et néerlandais.

lundi 6 juillet 2015

Séminaire, vous avez dit séminaire ?

Il y a de cela quelques jours, je me suis rendu à Reims pour y suivre un séminaire. Cette circonstance m'a poussé à vous faire part de mes réflexions et parler ici, non de ce séminaire en particulier, mais de ces événements de manière générale. Je suis habitué aux séminaires et j'en ai suivi tellement que j'en ai oublié un bon nombre. Et s'il n'entre pas dans mon intention de remettre en question les gains qu'ils peuvent offrir, j'en suis venu à distinguer deux problèmes qui sont reparus régulièrement souvent au fil des années, et je pense vraiment que les dirigeants gagneraient en efficacité en leur trouvant une solution. Le plus récurrent reste le fait de perdre de vue l'objectif en cours de route. Le problème se pose pour tout ce qui est routinier : ce genre d'événement est devenu une procédure si courante en entreprise que les instigateurs en viennent à mettre de côté le sens. Ceux-ci s'acharnent donc à imaginer le meilleur thème, proposer des destinations incroyables ou adopter des activités de team building inhabituelles. Tous ces choix leur font pourtant oublier la finalité de ces rassemblements entre salariés. Parce qu'à la base, il peut être important de rappeler que le séminaire a pour objectif de créer une cohésion d'équipe, en mettant les équipiers dans un cadre original. Si le séminaire est un jeu, c'est un jeu sérieux, et qui poursuit un but. Mais l'écueil le plus grave reste selon moi le sentiment d'obligation lié à ces séminaires, et que les commanditaires ne contribuent en rien à balayer. En l'état actuel, de nombreux individus jouent donc le jeu de ces séminaires tout en les trouvant stériles. Mais ils ne disent rien et se forcent à y assister par peur de devenir le vilain petit canard s'ils refusent d'y participer. Le bénéfice d'une telle participation est pour ainsi dire nul. Le collaborateur qui se force à participer à un séminaire de motivation, et ce sans en sentir la nécessité ni même l'envie, n'en tirera évidemment aucun bénéfice. Les supérieurs hiérarchiques devraient franchement songer à la valeur que peuvent avoir des événements qu'on suit contraints et forcés, qui sont supposés être facultatifs mais se révèlent catastrophiques pour l'employé en cas de boycottage, en termes d'intégration. Pour autant, cela ne signifie pas que tout va mal en la demeure, et certains séminaires bien organisés se passent sans accroc. Celui auquel j'ai participé à Reims était de ceux-là ! Suivez le lien pour en savoir plus sur cet organisateur de séminaire en Champagne.


Louer un vieux

Si vous vivez au Japon et que vous voulez "baptiser un hamster", boire un verre, savoir "si vous êtes moche" ou "rechercher votre chat", vous pouvez "louer un vieux". Depuis 2012, le styliste japonais Takanobu Nishimoto s'adonne à la location de "vieux". A 47 ans, il est considéré comme un ossan (un vieux en japonais) et s'est rendu compte à quel point les fossés intergénérationnels étaient conséquents dans l'archipel nippon. "Un jour dans le train, j’ai entendu des lycéennes rire entre elles en traitant un homme de vieux dégoutant, a-t-il raconté. Il y a un fossé entre les jeunes et les ossan, une totale incompréhension et une absence de communication […]Je voulais donc montrer aux gens qu’il existe des ossan sympas, qui encouragent les jeunes". Selon Takanobu Nishimoto, un ossan serait considéré par les jeunes, comme un homme "casse-pied et un brin pervers, dégarni, qui parle fort, sent mauvais, est arrogant et se croit important" . Alors afin de réconcilier les différentes générations et prouver aux jeunes que les ossan sont des êtres intéressants, le styliste propose de "louer un vieux" pour un temps donné. Le principe est simple : un ajout dans le panier en précisant la date, le lieu et l'horaire de "livraison". Au total, 1500 personnes se sont inscrites sur le site pour "louer un vieux", principalement des femmes. "Au début, je prenais un peu les jeunes de haut, c’est aussi pour ça que les ossan ne sont pas aimés. Maintenant, je me mets à leur niveau, et j’apprends beaucoup" se souvient le créateur. "Les hommes japonais passent en général leur vie en costume-cravate. Ils n’ont pas de vie en-dehors du travail, ne prennent pas de congés, n’ont pas de loisirs ni de passe-temps: ils ne sont pas marrants" déclare-t-il, précisant que si les jeunes n'aiment pas les ossan, c'est parce que ces derniers n'aiment pas la vie. Alors vous le saurez, si vous vivez au Japon et que vous voulez "baptiser un hamster", boire un verre, "savoir si vous êtes moche" ou "rechercher votre chat", vous pouvez louer un vieux.

Avoir les griffes de Wolverine

Qui n'a jamais rêvé d'avoir les mêmes griffes que Wolverine? Dans la fiction, ce soldat immortel créé par l'armée a en effet 3 griffes rétractables en adamantium à chaque main. Pour vous sentir aussi puissant que le personnage de Marvel, la société Advancer Technologies vous propose de les faire vous-mêmes à la maison, avec l'aide d'une imprimante 3D. Dans le tutoriel ci-dessus, son fondateur Brian Kaminski montre comment fabriquer vos propres griffes bioniques. Le procédé requiert l'usage de MyoWare, un capteur musculaire élaboré par cette entreprise spécialisée en sciences appliquées, qui développe des technologies transformatrices. L'installation du capteur sur le bras est facile et rapide. Ce dernier permet de sortir ses griffes simplement en fléchissant le muscle de l'avant-bras. L'engin possède même un système de verrouillage: pour que les griffes restent dehors, il faut fléchir le bras pendant deux secondes entières, et répéter ensuite l'action afin de les rentrer. Advancer Technologies a récemment lancé une campagne sur le site de crowdfunding Kickstarter, sur lequelle il est notamment possible de se procurer le capteur musculaire. Sur les 10.000 dollars (9.165 euros) demandés, 16.795 (15.392 euros) ont été récoltés à l'heure où nous publions. La société explique être en partenariat avec l'organisme à but non lucratif Limbitless Solutions, qui utilise la fabrication additive pour permettre aux handicapés d'obtenir des membres bioniques gratuitement. À chaque fois que cinq bailleurs de fonds participeront au financement du projet à hauteur de 25 dollars (22.91 euros) ou plus, un capteur MyoWare leur sera distribué. La mission? Fabriquer des prothèses et les offrir ensemble à des enfants amputés à travers le monde.

mardi 9 juin 2015

Employé échaudé craint le challenge

Challenge commercial. Deux mots qui peuvent prendre de nombreuses significations et nuances, selon l'entreprise dans lequel ils sont prononcés. Au fil des années, j'ai travaillé pour tellement d'entreprises qui n'y connaissaient rien en management que j'en ai perdu le compte. Dans ces boîtes qui ont oublié d'évoluer, on demandait aux employés de tout donner lors de challenges commerciaux, sans la moindre récompense à la clef ou presque. L'employeur demandait donc de tout donner pendant une semaine, plusieurs, ou même des mois, pour acquérir au final un pauvre panier garni. De quoi démotiver la force de vente la plus loyale. L'entreprise pour laquelle je travaille aujourd'hui a heureusement un peu plus de perspicacité dans le domaine. Quand elle met en place un challenge commercial, elle s'assure en premier lieu que la récompense est à la hauteur de l'effort. Et, comme vous vous en doutez (sauf si vous êtes le patron d'une des boîtes susmentionnées), cela change radicalement la donne. C'est avec impatience que chacun y accueille les nouveaux challenges, et chacun se donne à 200 % pour rafler la mise. Tout travail mérite salaire, mais tout surcroît de travail mérite également quelque chose de plus. C'est ainsi que j'ai gagné, l'année dernière, une tablette numérique, des Wonderbox (que je déconseille, au passage ; cette expérience fera l'objet d'un prochain billet)... Le mois dernier, j'ai même décroché le gros lot : un voyage d'une semaine au Pérou. Une destination que je n'aurais sans doute jamais choisi de moi-même, mais qui a pourtant donné lieu à un magnifique voyage. Si je redoutais d'être atterré par les activités prévues sur place (vous savez, comme ces chasses au trésor qu'on doit faire entre collègues, et où on a l'impression de revenir en colonie de vacances), j'ai vite oublié mes craintes une fois sur place. La DRH avait, cette fois encore, eu l'intelligence de faire appel à une agence spécialisée qui nous a proposé un voyage authentique et sur-mesure. Si le programme s'est révélé vraiment chargé (c'était loin d'être reposant), nous avons cependant vu une quantité incroyable de monuments, et le plaisir était vraiment au rendez-vous. Mon entreprise a tout gagné, sur ce coup-là : elle a non seulement su faire plaisir à ses forces de vente en leur fournissant un voyage inoubliable, mais a également contribué à resserrer les liens entre chaque employé présent. Les bénéfices de ce rapprochement se sentent au quotidien, depuis notre retour : la communication est plus fluide, l'atmosphère est plus détendue, les tensions s'évacuent d'autant mieux que les employés ne sont plus des étrangers les uns pour les autres. Quand je vois les qualités managériales dont fait preuve mon entreprise, je me dis que je suis finalement arrivé à destination. Je ne pourrais plus retourner en arrière et travailler pour une des entreprises par lesquelles je suis passé. Je vous laisse le lien vers l’Agence Stimulation Commerciale qui fait toutes nos opérations – suivez le lien pour leur contact.


Qui est Mr 5%

Comment imaginer qu’un président puisse se maintenir sans dommage pour la fonction, avec près de 95% des électeurs… contre lui ! On a beau dire que les idées mènent le monde, revenir aux chiffres n’est pas sans intérêt pour mesurer leur impact dans l’opinion. C’est pourquoi j'ai choisi cette semaine de ne pas me payer de mots sur la situation critique que traverse le pouvoir : seuls 5,69 % des électeurs inscrits se sont reconnus, dimanche, dans la liste soutenant l’action du président de la République ! C’est ce qui s’appelle un plébiscite à l’envers. Certes, l’UMP n’est guère flambarde et commence à comprendre que les municipales n’auront été qu’une éclaircie dans le ciel plombé de ses divisions, avec l’arrivée du cyclone Bygmalion… Mais comme c’est la gauche qui, jusqu’à nouvel ordre, occupe l’Élysée et domine le Parlement, comme c’est elle qui définit la politique de la France et comme c’est François Hollande qui l’incarne aux yeux du monde, on ne peut que s’inquiéter pour son autorité — inséparable, malheureusement, de celle de la France… Si 94,31 % des Français en âge de voter ne soutiennent plus ce président ni a fortiori son parti, c’est que lui-même, hélas, n’incarne plus la fonction. À l’élection présidentielle de 1965, le général de Gaulle, qui savait ce que le mot légitimité veut dire, avait songé à démissionner parce qu’il n’avait pas été désigné dès le premier tour… L’élection, certes, n’était pas la même. Mais l’idée qu’on se fait de la légitimité ne varie pas avec les types de scrutin. Encore moins avec les époques. Elle a d’abord à voir avec l’honneur.

L'impossible mission de Valls

Il manque à Manuel Valls deux conditions pour réussir : une autre conjoncture… et un autre président ! L’institution du quinquennat ayant placé le chef de l’État en première ligne, celui du gouvernement a progressivement perdu la fonction de fusible que la Constitution gaullienne lui assignait. C’est un avantage pour les ambitieux, qui peuvent ainsi se constituer un matelas de popularité personnelle sans craindre de devoir “sauter” quand le président a besoin de se refaire une santé… L’ennui est qu’avec un François Hollande descendu sous la barre des 20 % d’opinions favorables, l’actuel premier ministre est comme aspiré par le maelström d’impopularité qui engloutit l’Élysée ! Au point qu’on peut se demander si Manuel Valls ne se prend pas à espérer que le chef de l’État lui serve un jour de fusible… Ce qui serait le monde à l’envers ! Lisez l’enquête que nous consacrons cette semaine au « pschitt » qu’a constitué son premier trimestre d’action : si Manuel Valls n’est évidemment pas responsable de tout — à commencer par l’inquiétante spirale déflationniste —, il n’est pas douteux qu’en politique intérieure, sa principale faiblesse s’appelle… François Hollande ! Le premier ministre peut bien jouer le “garde du corps”, nul n’est dupe de sa posture, comme le souligne Raphaël Stainville, qui rappelle la filiation politique entre Manuel Valls et Michel Rocard. À vouloir se mesurer avec François Mitterrand, Rocard, certes, avait échoué… Mais qui oserait comparer Hollande à Mitterrand ?